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Cité du Développement Durable

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Rapport

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CIRED
Eoliennes en mer & biodiversité

Auteurs : 

Eugénie Cazaux (coord.), Nathalie Niquil (coord.), Cédric Bacher (coord.), Matthieu Authier, Sakina-Dorothée Ayata, Catherine Boemare et al.

Année :

2026

Sous-thèmes :

Biodiversité, Énergies renouvelables, Environnement, Transition énergétique

Aire géographique :

France

Langue :

Français
ODD 7. énergie propre et d'un coût abordable
ODD 14. Vie aquatique
ODD 15. Vie terrestre

Résumé

Le rapport Éoliennes en mer & biodiversité, co-écrit par Catherine Boemare, constitue aujourd’hui la synthèse scientifique la plus complète consacrée aux effets des parcs éoliens en mer et de leurs raccordements sur la biodiversité marine. Basée sur une revue systématique de la littérature scientifique internationale, cette expertise analyse les impacts potentiels des différentes pressions exercées par les infrastructures éoliennes sur les espèces, les habitats et les écosystèmes marins. L’étude met en évidence plusieurs effets bien documentés, notamment l’effet obstacle pour certaines espèces d’oiseaux, les impacts du bruit sous-marin sur les mammifères marins et l’effet récif créé par les structures immergées sur les communautés vivant sur les fonds marins. Toutefois, de nombreuses incertitudes demeurent, en particulier concernant les effets à long terme et les interactions entre les différentes pressions exercées par les parcs.
Les résultats montrent que les impacts varient fortement selon les espèces concernées, les caractéristiques des milieux, les technologies utilisées et les phases de développement des installations. Les connaissances disponibles reposent principalement sur des observations réalisées à l’échelle locale ou individuelle, tandis que les conséquences sur les populations, les réseaux trophiques et le fonctionnement global des écosystèmes restent encore insuffisamment documentées.
L’expertise examine également les mesures d’atténuation relevant de la séquence réglementaire Éviter – Réduire – Compenser, tout en soulignant que leur efficacité est encore peu évaluée en conditions réelles. Elle rappelle enfin que la majorité des données provient de parcs éoliens posés en mer du Nord, limitant les possibilités de généralisation à d’autres contextes, notamment aux façades françaises et aux futurs parcs flottants.
Dans la perspective d’un déploiement massif de l’éolien en mer, le rapport identifie plusieurs priorités de recherche : renforcer les suivis à long terme, mieux comprendre les effets cumulés, harmoniser les méthodes de suivi et améliorer l’accès aux données environnementales afin d’éclairer les décisions publiques sur des bases scientifiques robustes.

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